L'avocat Nicolas Sarkozy a la gouaille facile et les arguments facilement fallacieux. Mais il est aussi le Président de République ce qui implique tout de même de savoir se désaxer et replacer les enjeux dans une autre dimension.
Car ses dernières déclarations (voir vidéo ci-dessous) viennent justifier la nomination de son secrétaire général adjoint à l'Elysée avec une outrecuidante assurance où le bon sens du chef semble l'emporter : Mais enfin rendez-vous compte tous ces commentateurs qui lui reprochent de prendre les bonnes décisions au bon moment !
" J'ai des résultats à obtenir, des décisions à prendre, dans la tempête, le capitaine, il doit être sur le pont, prendre les bonnes décisions, et vous, mes chers compatriotes vous jugerez quand on sera sorti de la crise !"
Extraordinaire ! Nous voilà entrés dans l'ère de l'Etat d'exception : en temps de guerre, on s'arrange avec la loi.
Une nouvelle fois la crise a bon dos et justifierait tous les excès. Ce président me fait froid dans le dos. Car une démocratie implique des règles et c'est au Président de la République, gardien de la constitution, de les faire respecter. Nous sommes dans un Etat de droit.
Pour soi-disant placer la bonne personne là où il faut (ce qui reste à démontrer car les explications de Montebourg sont pas mal dans le genre voir sur Europe 1 de 1.30 à 8.45), le Président "n'écoute pas les commentaires", assume et demande qu'on le juge en fin de mandat.
Il semble bien que dans ce dossier tout soit rendu possible. Nous devons dire et redire alors que tout n'est pas possible en France. Il existe un principe majeur et supérieur : la séparation des pouvoirs.
Et puisque c'est à nous de le rappeler à celui qui occupe la fonction suprême... Prenons en effet la parole et dénonçons les abus de pouvoir.
Pour ce qui est du fond, je vous renvoie à l'argumentaire de François Bayrou et Arnaud Montebourg ce matin sur Europe 1 (de 1mn30 à 8.45), éloquent si cela se révèle exact.
Et la vidéo qui vous irritera comme tous les démocrates :




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