Hausse des loyers rejetée, copie à revoir pour le projet de rénovation urbaine !
Les ILN votent à 75% pour le non ! Les HLM disent non à 58,7% !
Dans une note du 5 avril, (et le 21 octobre) j'étais le premier (à la suite des habitants) à vous alerter des questions soulevées par la rénovation urbaine du quartier du Pont de Sèvres (une bonne chose en soi) actée par l'ANRU, les élus du département et de la ville avec Paris Habitat.
Signée sans concertation suffisante, les habitants allaient vite se rendre compte, qu'au delà de lâ nécessité de rénover,ils seraient vites victimes de la double peine (!) pour ce qui est des coûts : en finançant sur leur impôt de citoyen (qui augmentent) la rénovation de leur quartier et de leur habitat puis en re-finançant comme locataire (de 70€ à 150€ par mois d'agmentation des loyers prévues !).
Parfois même la triple peine quand, pour certains, cela intervient après des travaux intérieurs réalisés à leur charge.
(Rappel : le projet de rénovation est un contrat passé entre différents partenaires ; chacun participe à une hauteur négociée en amont : L'Anru (soit l'Etat)(16%) puis la ville(24%), le département(10%), Paris-Habitat (44%) et la région)
Place Haute, pour la première phase des travaux, la consultation obligatoire prévue par la loi a eu lieu. Le résultat est sans appel : C'EST NON !
L'échange collectif que j'appelais de mes voeux afin que chacun puisse être mieux compris et entendu abouti finalement à cette totale remise en cause des conditions financières proposées.
Pourtant ce n'est pas une bonne nouvelle. Je fais le constat suivant :
quand on prépare mal et qu'on consulte mal, voilà le résultat. C'est avec les habitants que Paris-Habitat et les élus devaient mieux préparés en amont le dossier. La démocratie participative n'est pas un vain mot ; la première condition est de prendre le temps nécessaire pour la faire vivre.
Plutôt que d'entendre la rumeur monter cet hiver, plutôt que revoir un contrat et des participations en temps voulu, il fut décidé de poursuivre le calendrier jusqu'au vote... le résultat est net et à mettre au passif de tous les décideurs publics et semi-publics. Pourquoi faut-il qu'en France seuls les rapports de force permettent d'être écoutés ? C'est d'un ringard cette façon de faire et de décider en politique !
Nous voilà revenus à la case départ.
Maintenant, il est grand temps de mettre en place des conditions d'échanges et de négociations modernes afin d'aboutir à une solution. Autour de la table, les premiers concernés ne sauraient être exclus. Revoir le montant des participations de tous les partenaires impliqués, et vite, c'est possible. Question de volonté politique.
Car si c'est NON pour l'augmentation de loyers, c'est OUI pour la rénovation. Tout reste à faire.
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