Marielle de Sarnez - Ateliers d'été EAG
Marielle de Sarnez lance la rentrée politique du MoDem. Peu à peu nous clarifions nos orientations et nourrissons, par des prises de positions claires, un Mouvement Démocrate qui affirme sa présence, son contenu et son discours.
L'intervention de Marielle de Sarnez à Marseille fait partie de ces balises qui éclairent la route.Aussi, n'ai-je aucun problème, bien au contraire, avec cet appel marseillais.
Certains se méprennent encore parfois sur nos positions au point d'être gênés par l'idée d'un rassemblement teinté. Et pourtant : nous ne sommes pas "centristes", nous sommes d'abord "dé-mo-cra-tes". Pourtant déjà en 2007, François Bayrou avait tracé la voie dans un article fondateur : "Du centre au projet démocrate". Pourtant, depuis 2007, nous sommes nombreux à répéter inlassablement cet axe nouveau que le MoDem entend incarner : Démocrates et humanistes !
C'est bien la même ligne et la même logique qui nous permet d'être ce que nous sommes quand nous affirmons souhaiter un rassemblement démocrate, social, républicain et écologiste. Certains journalistes se sont plus à lire une évolution alors que la continuité est évidente dans notre opposition au sarkozysme, entre autre.
Mais à gauche, c'est vrai le scepticisme dominait. "T'es au Modem, alors t'es de droite". L'intolérance et
A droite, même litanie symétrique, me direz-vous : "T'es au MoDem, t'es un gauchiste maintenant ?" Combien d'ex-udf ont entendu cette raillerie ?
Nous sommes du coté du mouvement, point barre. Il faudrait avec un peu de temps expliquer au regard de l'histoire et de la philosophie politique comment les conservateurs sont en effet de droite et pourquoi le mouvement est une pensée dite "de gauche" (ça aussi ça bouge : il existe une gauche réactionnaire et immobile et une droite qui a bousculé ses fondamentaux, mais bon…)
Nous sommes des démocrates en mouvement et il semble bien utile encore de marteler ce message (Avouons que quelques mésaventures électorales et municipales ont brouillé les pistes) Même en interne, il faut veiller ici et là (...) sur quelques rigidités anciennes. Eh oui, chez nous aussi, au MoDem, certains sont tout émoustillés des dernières déclarations de Marielle… comme si notre indépendance était en jeu, comme si nous nous "vendions". Mauvaise interprétation...contresens !
Trop d'entre nous ont compris le dogme "Faire de la politique autrement" comme l'éclosion d'une force centriste, comme un rassemblement possible où "tout le monde il serait beau et tout le monde il serait gentil". Il s'agit, oui, de bouger les lignes et renverser les à-priori, mais la vie politique reste bipolaire. Pour être fort et exister il faut savoir s'imposer et s'opposer. François Bayrou sera un rassembleur mais il sera aussi celui qui fera naître un autre projet, différent, nouveau, alternatif, ..., sinon rien.
Assez du parti des compromis. Les démocrates pour exister ont décidé d'Exister. Mais rassurons : de là où nous sommes nous marrions le mouvement et la tolérance, les idées d'ici et les bonnes idées d'ailleurs… C'est une démarche, une doctrine même : "l'humanisme démocratique".
Je suis "Démocrate", et c'est en démocrate que nous concevons un rassemblement pour changer ce qui ne nous convient pas dans ce pays, cette Europe et ce monde.
Nous sommes dans l'opposition à un modèle de société et c'est ainsi qu'il faut bien comprendre notre engagement. Si certains veulent y voir un combat gauche/droite, combattons cette simplification et préférons la terminologie conservateurs/mouvement mais ne nous voilons pas la face : affirmons d'abord un discours fort..., "en face" ; un espoir en confrontation nette. Je ne cesse de le dire au risque de ne pas me faire que des amis. Ce courage politique, ayons-le, en effet... et assumons-le ensemble !
Quelle façon bien abrupte de relancer ce blog après la pose estivale. Nous voilà dans le vif du sujet sans avoir pris le temps d'une transition plus légère ; Certes. Permettez-moi alors, avec mes convictions en bandoulière, de vous souhaiter plein de courage pour cette rentrée. Toujours difficile de reprendre après des vacances... C'est ainsi. Mais, comme beaucoup, j'ai pu couler quelques jours heureux sous le soleil quand tant d'autres sont restés à l'ombre de la crise. Tout est relatif et y songer remet les pendules à l'heure. Bon courage à tous les bronzés ...et à tous les autres !




Bravo Sylvain j'aime beaucoup ce billet!
Rédigé par : Capucine | mercredi 26 août 2009 à 21h51
Il faut que les responsables politiques s'écoute beaucoup plus, plutot que de s'affronter pour rien ....
Rédigé par : philippe | dimanche 30 août 2009 à 15h07
L'objectif et les moyens.
Bien au-delà des incantations et des procès, tous les femmes et hommes qui veulent diriger la France ont le sincère projet de le faire pour le bien de tous.
Faire de la politique autrement?, c'est un slogan, une réclame, qui ne qualifie que les moyens, ou leur donne une enveloppe marketing.
Faire de la politique, c'est fixer des objectifs, définir des contraintes, gérer les évènements extrinsèques, et répondre devant le peuple de ses actions et bilans.
Ceci est et reste au futur au Modem
et F Bayrou, interrogé à ce sujet lors des européennes, s'est dialectiquement réfugié dans une définition en creux "voyez mes points de désaccord, c'est un projet".
Ceci est faux.
C'est la promotion de l'apparence.
Lors des européennes, le MODEM avait tout pour réussir; il lui suffisait de dérouler quelques unes des valeurs récurrentes de Lecanuet à Giscard:
L'Humanisme par Kahn
L'Europe par Goulard
L'Ecologie par Lepage
mais non! ce fut le duo habituel Sarnez-Bayrou, et dans la foulée de son livre, l'anti-sarkozysme primaire, dit avec talent.
Résultat, les modérés partie de ces 2 français sur 3 chers à Giscard, ont voté Europe-Ecologie qui développait un tel programme sans se tromper d'élection, ni d'ambition.
Savoir s'opposer et s'imposer, commence par respecter les électeurs.
La noblesse de la politique c'est faire adhérer les citoyens à un projet,
la démagogie, c'est tenter de les faire adhérer à un homme.
Le combat gauche/droite, antienne des discours Modem, est totalement factice et répété pour y croire.
Peut être "faire de la politique autrement" pourrait les séparer, mais au MODEM vous faites de la politique comme avant, au siècle dernier;
vous êtes hiérarchiques pyramidaux, avec le Chef tout en haut, intouchable,exercice solitaire d'un pouvoir peau de chagrin, et une grande indifférence aux électeurs.
Rédigé par : jlouis | dimanche 06 septembre 2009 à 13h36