Le sport, comme la culture, est un enjeu qui devrait se réfléchir à l'échelle du Grand Paris. (De surcroît à l'approche des Régionales)
Du stade Jean Bouin jusque l'Île Seguin, on aimerait voir une meilleure consultation des citoyens et de meilleures collaborations entre communes. C'est toute la différence entre les discours et les actes.
Aux extrémités nord et sud de notre cité, c'est exactement ça qui se joue maintenant. Nous sommes loin d'une réflexion d'ensemble. Nous sommes loin de la collaboration entre Paris et la banlieue. On est en plein dans les questions de gouvernance posée autour du Grand-Paris à l'occasion des Régionales. C'est le chacun pour soi et le tout pour moi qui dominent dans ce qu'il faut maintenant appeler "l'affaire Jean Bouin".
Sport-business, incohérence et superposition de stades, dépenses publiques exponentielles, abandon au tout fric, patrimoine en péril, ... le déroulé est époustouflant.
Nos décideurs (Ville de Paris, Conseil Général 92 ou Boulogne-Billancourt) se moquent bien du Grand Paris et de la réflexion concertée quand il s'agit, non plus de faire dans l'affichage médiatique et électoraliste, mais de tout simplement abuser d'une compétence territoriale ou d'une hégémonie territoriale et financière.
Car ce qui est en périphérie pour l'un (Paris) est une sorte de coeur de ville pour tous les autres (Parisiens et Boulonnais) qui vivent en tout cas dans une continuité urbaine évidente entre Paris et la proche banlieue (autour du périphérique).
Attardez vous vite sur ce qui se joue dans la destruction du stade Jean Bouin (entre Boulogne-Billancourt et Paris XVI). L'enquête publique est ouverte en mairie (Paris 16ème) jusqu'au 9 octobre.
J'étais allé apporter mon soutien en novembre dernier au Collectif Jean Bouin. J'avais pu écrire une note à Marielle De Sarnez qui, déjà consciente du problème et au fait des limites du projet, n'avait pas voté la délibération du Conseil de Paris résiliant la convention de l'association Paris-Jean Bouin.
Lors de ma campagne municipale 08 j'avais déjà proposé une mesure de conciliation en nous positionnant pour une complète remise à plat du projet et surtout un rapprochement entre nos 2 cités sur ce sujet "Jean Bouin/Molitor/Rolland-Garros". Frédéric Maynier fin connaisseur de la piscine Molitor figurait d'ailleurs sur notre liste.
De Rolland Garros au Parc des Princes en passant par Molitor et Jean Bouin, c'est bien l'ensemble d'un complexe sportif qu'il faut appréhender. C'est, bien sur, une décision qui ne peut pas rester encadrée par les seules compétences territoriales de la Ville de Paris. (Ou alors quel sens avait la conférence métropolitaine initiée par Delanoé ?!)
Petite revue des problèmes posés :





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