Alain Dolium, chef de file MoDem en Ile-de-France, lancera sa campagne pour les régionales mercredi 26 janvier à La Plaine-Saint-Denis. Chef d’entreprise, il dévoile sur Le Monde.fr que la relance économique est au cœur de son programme.
Quel est le poids de l’actualité nationale dans ce
tte campagne pour les élections régionales ?
Alain Dolium : Le chômage, le mal-être, l’incertitude face à l’avenir, les inégalités croissantes, les menaces sur l’environnement… sur toutes ces questions qui préoccupent les Français, la région a les moyens d’agir. Le Mouvement démocrate veut y apporter des réponses concrètes et durables. Mais vouloir détourner l’objet de cette élection par des débats artificiels, comme l’identité nationale, ne fera pas illusion. En revanche, le projet de Grand Paris tel qu’imposé par le gouvernement affectera durablement les finances de la région, sans pour autant améliorer la qualité de vie des Franciliens.
Que retenez-vous, dans votre région, de la mandature qui se termine ?
Alain Dolium : L’Ile-de-France est
Quel sera votre priorité pour la prochaine mandature ?
Alain Dolium : Près d’un Francilien sur deux a envie de quitter la région. Cela reflète la dégradation continue depuis trop longtemps de la qualité de vie. Nous allons proposer un nouveau modèle de développement régional qui prenne d’abord en compte les principales attentes des Franciliens. Nous voulons redonner de la proximité, rapprocher les Franciliens de leur travail, de leurs commerces, des services publics. Mais il n’y a pas de qualité de vie sans emploi. Face à la crise, il est essentiel également de redynamiser au plus vite l’activité économique régionale afin de créer des emplois. A cet effet, notre première mesure sera de soutenir les TPE, PME et PMI par un plan d’action volontariste. Nous voulons aider ces créateurs d’emplois à démarrer, à innover, à recruter, à exporter, dans des emplois de proximité comme le tourisme, le bâtiment, les services à la personne, le commerce et l’agriculture. Et aussi dans les filières nouvelles (nouvelles technologies, environnement).
Il faut aussi prendre en compte ceux qui sont exclus du monde du travail, ou qui n’ont pas eu la chance d’avoir une formation adaptée, notamment parmi les jeunes. Nous mettrons en œuvre une politique de grande ampleur d’insertion de ces personnes par l’activité économique. Le budget total alloué au développement économique représente seulement 2 % du budget de la région, alors qu’en moyenne le niveau se situe à 8,3 % sur les autres régions. Face à l’urgence, nous doublerons immédiatement cette enveloppe.
Propos recueillis par Eric Nunès




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