Mise à jour : Parution pages nationales Le Parisien 15 mai.
Comment Facebook agite le Landerneau ? Par une petite phrase-test toute simple lancée dimanche sur mon compte :
"Mélenchon VS LePen ...Et maintenant Marielle De Sarnez VS Claude Guéant à Boulogne-Billancourt... Voilà une campagne qui serait ô combien forte et symbolique : la meilleure explication de texte de notre position avec F.Bayrou contre la dérive droitière et la "course poursuite à l'extrême droite" de l'UMP. Voilà l'idée que nous devrions porter pour ces législatives : une campagne forte entre républicains. Les boulonnais y seraient attentifs... Qu'en pensez-vous ?"
Les commentaires vont bon train et l'idée fait son chemin. Le 92 et ses notables s'inquiètent : "Mais, mais, ce n'était pas ça qu'on avait dit, André ne va pas être content ! "; "Quoi ?! Facebook ferait l'opinion ?" ; "Dis, c'est vrai ? C'est une info ?" Facebook serait-il le lieu où le débat politique s'émancipe ? ... Mais twitter alors ?! Et les états-majors ?
Plus sérieusement, l'idée d'éclipser le "combat des droites" de Boulogne-Billancourt pour revenir à un véritable "débat des valeurs" à de quoi séduire ; ce qui la rend finalement assez crédible.
N'est-ce pas le rôle des centristes que poser ainsi et de la façon la plus digne qui soit un choix à résonnance nationale ? Pas un combat droite/droite, pas un combat droite/gauche, ni un combat Front contre Front entre extrêmes prêts à s'écharper à Henin-Beaumont. Non, juste un choix de société, entre républicains, une élévation du degré de conscience, comme la politique sait si bien le faire à des moments cruciaux de son histoire.
Ce qu'a incarné Claude Guéant depuis plus d'un an, placé là pour faire le sale boulot, mais placé là aussi pour l'assumer, est la seule question nationale posée par sa présence. Personne ne compte sur lui pour nous représenter sur les 5 années à venir. A quoi cela servirait-il ? Non, la seule interrogation à porter, à lui opposer et par la même à poser à la nation est le problème que ses déclarations nous posent.
Qui mieux que les centristes rassemblés derrière une personnalité de premier plan pour mettre cette réflexion de fond sur la table ?
Une bonne explication aussi de ce qui orienta certains à rompre le temps d'un vote avec la vision trop souvent admise que le centre c'est toujours la droite. Une façon de dénoncer ici et maintenant la stratégie morbide d'une droite républicaine se laissant aller à des pensées xénophobes. (Comme nous le faisons régulièrement par exemple ici sur ce blog, dés l'investiture de Claude Guéant à Boulogne-Billancourt) Une façon aussi de dire que nous n'abandonnons pas à la gauche ce combat des valeurs humanistes. Bref, façon de dire que le centre est une 3ème voie; pas à gauche, pas à droite, tout droit.
(Sur Facebook, lisez également les commentaires sur cette hypothèse)




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