(Je souhaite lever toute ambiguïté; les centristes ne soutiennent pas C.Guéant; de fausses rumeurs sont entretenues à BB suite à des prises de position personnelles
; quant à ma position, la voici)
Faire de la politique et s'intéresser au sort de son pays et de ses concitoyens, c'est agir. Cela implique de prendre position, d'autant plus dans des moments qui ont du sens. Pas toujours facile ni totalement satisfaisant; choisir c'est renoncer. Mais il nous faut affirmer un point de vue, sinon quelle signification aurait l'engagement politique. Rester silencieux vaut acceptation et fatalisme; je ne m'y résous pas. Etre centriste correspond à des valeurs, à des affirmations et des choix, à des positionnements éclairants dans des situations plus ou moins graves.
Si on fait de la politique, c'est aussi, et peut-être surtout, pour des moments où les idées et les grandes orientations sont en jeu. Au delà même des querelles boulonno-boulonnaises, c'est la présence de Claude Guéant qui donne un autre sens à cette élection. Ce candidat là représente une voie vers laquelle, je crois, la droite ne doit pas aller.
Je me suis peu exprimé à l'occasion du 1er tour. Plusieurs candidates et candidats se positionnaient clairement sur un combat des valeurs. La démocratie a parlé; reste la 2ème étape, décisive. Comment rester silencieux quand une triangulaire hautement symbolique se joue ?
Cet homme n'est certes pas Le Pen, je ne confonds pas. Mais il a tout de même été le porteur d'une complaisance coupable avec certaines thèses. Il a été celui qui s'est permis de flirter sans retenue avec des positions qui valent qu'on se mobilise pour dire "Non, c'est trop !".
Ses déclarations ne sont pas des gaffes ni des excès incontrôlés. Ce racisme sous-jacent, pire bien pensant, n'est pas pour nous, boulonnais, n'est pas acceptable, tout autant qu'il n'est pas sans conséquence.
Il est un monde dont je ne veux pas c'est celui qui exclue et oublie quelques fondements du vivre ensemble. Cette colonne vertébrale qui fait de nous des hommes debouts et civilisés reste essentielle.
"Nous", combien de fois l'aurais-je écrit ici, reste le plus beau mot de la langue française, la plus belle manière d'associer 4 lettres qui n'avaient à priori rien à faire ensemble. Je m'engage au nom de cet humanisme qui voient
Les commentaires récents